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La question éco : Traçabilité – Peut-on garantir l’origine d’un coton ?

La traçabilité est au premier plan quand il s’agit de responsabilité. En l’absence d’informations fiables, pas de possibilités de tirer des conclusions et de changer ce qui nécessite d’évoluer.

Un chemin semé d’embuches

Les cotons donnent particulièrement de fil à retordre. Du coton biologique qui s’avère être conventionnel, du coton égyptien n’ayant pas le grade premium attendu, certaines analyses ont révélé plusieurs scandales de falsification des qualités achetées ces derniers temps.

Jusqu’ici, le coton pouvait être identifié avec un code par lot en amont, cependant il était impossible de vérifier son identité une fois assemblé et transformé pour devenir une étoffe.

Et en effet, remonter la chaine de valeur de la mode est parfois digne d’un travail d’archéologue pour extraire les informations. Cette recherche peut dès à présent s’apparenter également à un travail de scientifique. Car ici entrent en jeu des technologies de vérification des fibres, avec une traçabilité physique indéniable des produits.

La science au cœur des fibres

Désormais, différentes techniques peuvent attester de l’authenticité de la fibre, via des analyses médico-légales d’ADN des matières, ou des marqueurs intégrés au produit permettant de le tracer de bout en bout de la chaine de valeur.

Oritain s’appuie sur l’analyse d’échantillons de la région où est cultivé le coton, qui constituent une base de données sur l’origine du produit, permettant de servir de référence de comparaison pour vérifier des articles par la suite.

Autre possibilité, les marqueurs d’Haelixa ou Applied DNA Science, peuvent être ajoutés à tout moment du développement, et restent intrinsèquement ancrés dès la matière première et tout au long des étapes de transformation, permettant de tracer chaque lot avec précision. Ces molécules ADN créent une empreinte digitale unique aisément vérifiable.

3ᵉ solution, FiberTrace s’appuie sur des marqueurs luminescents, pouvant être également appliqués et identifiés au fil des étapes de production. Ici, c’est avec un spectromètre calibré pour la lecture de ces traceurs invisibles à l’œil nu que les vérifications se font immédiatement, permettant d’obtenir l’évidence de l’authenticité.

Pour assurer une fiabilité optimum, ces données peuvent être renseignées dans une blockchain ensuite, permettant d’agréger et de sécuriser les données.

Alors technologies ADN ou marqueurs luminescents, à vous d’explorer la science de l’origine !

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