Micha Deridder, artiste plasticienne, au salon Maison d'Exceptions 1/2

« Je m’appelle Micha Deridder. J’ai fait des études de mode à la Cambre en Belgique pour être créatrice/styliste. Mais, je me suis assez vite rendue compte qu’il y avait d’autres choses qui m’intéressaient. J’ai le vêtement comme medium, comme d’autres ont la sculpture ou la peinture. Je travaille beaucoup le textile, mais pas seulement, car il y a aussi du dessin, de la photo et de la vidéo.

Très vite, je me suis rendue compte que j’étais passionnée par la forme et comment, à partir d’un patronnage, j’arrivais à intégrer des formes et à en faire autre chose. Je peux tout patronner. Ce type d’exercice m’amuse beaucoup. Ce que j’aime beaucoup aussi là-dedans, c’est le rapport aux mathématiques, à la géométrie, à la forme et aux calculs qui conduisent à un produit fabriqué. Il y a une espèce de magie qui se crée.

Les personnes qui ne connaissent pas ces techniques-là – il y en a beaucoup – sont complétement fascinées. Comment avez-vous fait ? Comment ça marche ? Pour moi, c’est juste un calcul, mais je comprends aussi son aspect fascinant.

Je suis également fascinée par toutes les techniques de fil. Quand on dessine, on part d’un point qui devient une ligne qui crée une surface. Le fil part de petites fibres qui assemblées deviennent un fil qui sera tricoté, crocheté, tissé pour aussi créer une surface. Et cette surface pourra s’élever en volumes. C’est vraiment comme une construction du monde. Comme si à chaque fois on recommençait, alors que l’on parle de choses neuves. On recommence toujours à construire. »