Première Vision Designs, la vague créative

Première Vision Designs s’impose aujourd’hui comme le plus grand salon de création textile au monde, alliant un exceptionnel volume de motifs et décors, à une recherche constante d’exclusivité et de singularité. Explications avec Stéphanie Binoist, Commissaire Salon.

 

Fleur

 

Première Vision Designs offre toujours une atmosphère particulière, par sa diversité et son foisonnement. Parlez-nous de cette richesse.

Nous accueillons en moyenne 230 studios venus du monde entier avec, en tête, le Royaume-Uni, la France, l’Italie, les Etats-Unis… Plus de 20 pays nous rejoignent chaque saison et cette diversité culturelle est l’une des grandes forces de Designs. Chaque créateur présente ici sa patte, son style ; une façon unique d’imaginer un décor tout en répondant à la demande du marché. De plus, Designs constitue un univers à part où les stands sont très ouverts ; les couleurs, les motifs, les décors vous happent totalement. J’aime parler de « vague créative » car c’est le sentiment qui vous submerge lorsque vous pénétrez dans les lieux.

Quelle place prend aujourd’hui l’ornementation dans l’univers de la mode ?

Il joue un rôle de plus en plus important. Nous accueillons désormais une quinzaine de studios qui présente des maquettes ornementées, brodées, perlées… dans un vrai souci d’exclusivité. L’ornementation constitue une façon très visuelle et très puissante de travailler le décor. Il attire l’œil ; joue avec la lumière, le volume, le tactile. En outre, il s’ajoute facilement à un vêtement et ouvre tous les champs de la personnalisation, notion essentielle aujourd’hui.

Quelles lignes de force peut-on dégager de la prochaine saison ?

Le rôle du décor dans le vêtement sera particulièrement important pour le printemps été 2020, avec un besoin d’impact visuel immédiat. Les motifs seront déployés en grand et avec générosité. La couleur jouera plus que jamais un rôle clé, que ce soit pour les fleurs et les motifs plus géométriques. On osera également les dissonances, les associations un peu grinçantes, voire dérangeantes. En tous cas percutantes.

Cet univers est-il également très imprégné par l’innovation ?

La révolution numérique (Instagram, Pinterest, Facebook…) a participé à transformer la manière de penser un décor et le mettre en valeur. Mais l’innovation reste l’essence même de ce métier qui se renouvelle sans cesse pour proposer une création unique et exclusive, qui viendra orner les vêtements et accessoires des futures collections.

Comment voyez-vous l’avenir du secteur ?

Il sera très lié à la volonté de tous de préserver sa singularité. A mes yeux, il est essentiel de rester vigilant quant aux règles de protection et de diffusion de ces créations. Ce rôle revient aux marques et aux designers mais c’est aussi l’une des missions de Première Vision qui soutient cette filière, et ceci depuis plus de 45 ans.

 

> PREMIÈRE VISION DESIGNS, HALL 5.