Bilan du dernier salon par les studios de dessins et de maille…

Les spécialistes des dessins ont fait le choix de proposer une offre riche et créative afin de rassurer les professionnels de la mode en proie au doute. « Des fleurs d’esprit Liberty aux imprimés africains avec des fonds texturés, nous avons une collection très vaste. De cette façon, chaque marque peut trouver son bonheur et c’est important dans une période où les marques se cherchent », avance Ben Short, le responsable de studio de Amanda Kelly.

Cette variété est visible partout, mais des tendances fortes émergent cependant pour la prochaine saison. Ainsi, pour les dessins destinés à l’impression, c’est l’esprit du « peint à la main » dans des couleurs douces et féminines qui séduit (Abby Lichtman Design), ou encore les tie and dye (Cocobloom) et nombre de cachemires (Robert Vernet) qui sont retenus par les marques. Autre demande qui s’exprime : la recherche de motifs abstraits, d’inspiration minérale à l’image des marbrés (The Colorfield). Outre les dessins, ce sont aussi les supports à imprimer qui font la différence. « Il y a beaucoup de concurrence dans notre secteur et il faut proposer de l’inattendu », remarque Lisa Berridge, la directrice artistique de Cocobloom, désignant un imprimé sur un tissu en voile dévoré qui a eu beaucoup de succès. De son côté, la designer Abby Lichtman note l’opportunité de se développer sur l’accessoire. « Nos créations sont de plus en plus sélectionnées pour des sacs à dos ou des sacs banane en textile », constate-t-elle. Autre observation de ces spécialistes : l’absence de saisonnalité de leurs illustrations : « On trouve désormais des tie and dye et des tropicaux qui sont déclinés dans des coloris d’automne… », illustre Adam Read, le dirigeant de The Colorfield. Et il est vrai que plusieurs stands proposent ce type de motifs, à l’instar d’Amanda Kelly et de ces motifs africains façon wax combinés avec des fleurs aux couleurs sombres.

Quoi qu’il en soit, et comme on le résume sur le stand de Antoinette et Freddy, « un bon dessin reste un bon dessin ».

Chez les spécialistes de la maille, c’est la technicité qui s’impose, avec notamment des mélanges de fils aux poids et aux aspects différents. « Il faut qu’il y ait de la texture et certaines de nos propositions s’adaptent très bien à des applications pour du vêtement d’esprit sport grâce à des mélanges de points qui créent des effets de 3D », observe Stéphane Nahon qui travaille aux côtés de Sophie Steller. Pour l’offre plus prêt-à-porter, il note également la demande de motifs jacquard assez classiques, « mais revisités dans des coloris inhabituels ». Chez Bobble, c’est aussi via les couleurs (fortes ou plus douces) que la différence se fait dans la maille. « Les marques ont besoin de choses excitantes parce que le marché est difficile », justifie Helen Jenkins, la directrice des ventes du studio anglais.

Quant à Gopesh Beriwal, en charge du marketing de Nascent Studio, il est persuadé que son cœur de métier, la broderie, ne va pas tarder à faire son retour, après plusieurs saisons de domination de l’impression. « Les marques recherchent des choses différentes et les imprimés vont finir par lasser », assure-t-il. Réponse à la prochaine saison.

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