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L’histoire de la nouvelle campagne Denim PV x Fade Out Label

La nouvelle édition du salon Denim Première Vision pose ses valises pour la première fois à Berlin les 17 et 18 mai prochains ! À l’occasion de cette première dans la capitale allemande, le salon hybride et itinérant des savoir-faire denim s’associe avec la marque berlinoise Fade Out Label et son créateur Andrea Bonfini. Rencontre.

Fade Out Label, le denim couture

Née à Berlin en 2015, Fade Out Label est une marque de denim-couture et d’urbanwear dont les collections fabriquées en denim vintage et en tissus naturels upcyclés sont composées de vêtements unisexes, confortables et uniques, aux coupes oversize.

« Je crée des collections permanentes auxquelles de nouveaux articles sont ajoutés chaque saison. J’utilise des matériaux naturels qui seront recyclés au maximum afin de réaliser des vêtements durables mais avec un style innovant et une qualité artisanale. »

– Andrea Bonfini, Créateur de Fade Out Label.

Première Vision : Comment réalisez-vous vos collections ?

Andrea Bonfini : « J’ai choisi de travailler principalement avec du denim, acheté dans des boutiques de charité, qui est ensuite déconstruit, lavé, aseptisé, repassé et réassemblé selon la méthode du patchwork, comme les carreaux d’une mosaïque. L’assemblage de pièces aux teintes différentes me donne une grande liberté de création pour réaliser des pièces uniques artisanales, reproductibles mais toujours différentes. Tout ce processus se déroule dans mon atelier où je couds et réalise les finitions. »

PV : Quel rôle joue le denim dans votre processus de création ?

AB : « Andy Warhol et Yves Saint Laurent auraient tous deux déclaré qu’ils regrettaient de ne pas l’avoir inventé. Le denim est un ingrédient essentiel dans mes recettes mode. La solidité et la polyvalence de ce tissu le rendent facile à utiliser et à appliquer de multiples façons. »

« Le denim est un matériau facile à trouver, il est donc parfait pour le recyclage. Il est aussi unique car il conserve les traces du temps dans ses nuances et ses décolorations. Il s’inscrit parfaitement dans ma philosophie du zéro déchet, car chaque pièce, même les chutes, sont utilisées dans ma production. »

Une image de campagne engagée pour Denim PV Berlin

Photographiée par Sacha Tassilo Höchstetter, la nouvelle image de campagne du salon Denim Première Vision raconte l’univers riche et engagé de Fade Out Label. La tenue portée par le mannequin Niklas Koehler est inspirée par les « Femminielli », figures masculines homosexuelles aux caractères féminins de la tradition napolitaine.

 

Styliste : Konstantinos Gkoumpetis
Photographe : Sacha Tassilo Höchstetter
Mannequin : Niklas Koehler
Coiffure et maquillage : Sigi Kumpfmüller

PV : Pouvez-vous nous raconter l’histoire derrière la nouvelle image du salon Denim PV Berlin ?

AB: « Tous mes vêtements racontent une histoire, et la tenue rose de l’image est inspirée par les « Femminielli napoletani ». « Femminiello » est un terme utilisé pour désigner une population homosexuelle masculine avec une forte expression féminine dans la culture napolitaine traditionnelle. C’est un peu difficile à définir entre les notions occidentales modernes de « l’homme gay » et de la « femme trans » puisqu’on retrouve ces deux catégories dans le terme « Femminielli ». Mais ce n’est pas péjoratif et il n’y a pas de stigma associé. Traditionnellement, les femminielli sont plutôt synonyme de chance.

La veste et la salopette ont été entièrement réalisées à la main dans mon atelier à Berlin. Elles sont conçues en patchwork, avec plusieurs jeans roses recyclés, teints à la main puis blanchis, et un filet de jardin en plastique noir recyclé. La salopette est embellie par des applications d’accessoires en métal recyclé. Le tour de cou est réalisé à partir de jeans blancs vintage, de flacons pharmaceutiques usagés et d’éléments métalliques. Pour les couleurs, j’ai été inspiré par la peinture de Lucian Freud et les sculptures souples de Louise Bourgeois. »

Première Vision : Qu’aimeriez-vous transmettre aux visiteurs du salon à travers cette image ?

AB : « J’aimerais transmettre mon expérience et mon point de vue sur la mode : l’inclusion, la durabilité, la créativité et la passion que nous tous, créateurs, mettons dans notre travail. J’aimerais leur raconter des histoires faites de vêtements et de tissu denim. »

 

Première Vision : Le salon Denim PV s’installe pour la première fois à Berlin, où vous vivez et travaillez, comment décririez-vous la culture denim de la ville ?

AB : « Berlin a une histoire très particulière avec le denim et le jean en particulier, car à l’époque du mur de Berlin, il était pratiquement interdit de porter des jeans dans la Deutsche Demokratische Republik (RDA).

Les jeans incarnaient l’antithèse du gouvernement est-allemand occupé par les Soviétiques : le capitalisme, et ceux qui les portaient étaient des ennemis de l’État. Pour protéger les jeunes des influences vestimentaires extérieures, le SUP tenta d’introduire une culture vestimentaire socialiste. Les écoles ont interdit les blue-jeans et tout élève qui en portait était renvoyé chez lui. Même les salles de danse interdisaient les jeans. Pour les adolescents vivant à Berlin pendant la guerre froide, le jean représentait une culture occidentale interdite, la rébellion et le rock n’ roll !

Mais les jeans ont continué à se frayer un chemin malgré tout, par le biais de la contrebande sur le marché noir où ils étaient vendus à un prix élevé. Le gouvernement de la RDA a donc commencé à produire ses propres contrefaçons – des blue-jeans épais, rigides et inconfortables que personne ne voulait porter en raison de leur mauvaise qualité.

La situation a changé avec la chute du mur en 1989, et depuis le jean est resté un symbole de liberté à Berlin. Ce n’est donc pas un hasard si j’ai ouvert ma propre marque de mode en denim recyclé ici, dans la capitale allemande. »

 


Ne manquez pas la première édition berlinoise de Denim Première Vision les 17 & 18 mai prochains à l’Arena Berlin, et sa Digital Denim Week en ligne du 16 au 20 mai.

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