Bilan salon Accessories – Février 2018

ACC_0525Le climat des affaires est plus dynamique que jamais sur Première Vision Accessories. « On assiste à un grand renversement, il y a encore quelques saisons, on cachait les zips, les boutonnières… Aujourd’hui, on les montre et même plus : il faut qu’ils brillent ! Il n’y a qu’à voir sur les podiums, c’est le retour des gros lettrages assumés. Plus qu’un accessoire, on vend désormais de la valeur ajoutée », se réjouit-on sur le stand de Lunas France du groupe Ateliers 2 Paris, spécialisé dans les ornements et les décorations textiles. Les étiquettes, par exemple, connaissent un véritable boom. « La mode est de plus en plus demandeuse d’identification. L’étiquette, c’est le détail qui change tout. Elle permet de raconter une histoire autour du vêtement », observe Sandie Robin, en charge du développement export pour la société Indet. Certes, la concurrence se fait plus rude notamment avec de nouveaux entrants en provenance d’Asie… Mais les acteurs européens ne baissent pas les bras. Leur atout : l’innovation (comme avec les étiquettes RFID de Indet) et des critères de qualité qui se veulent supérieurs.
D’autant que, comme le souligne Andrea Gorone, dirigeant de l’entreprise italienne Seab, qui collabore avec de grands groupes de luxe tels que Kering, « nos clients veulent être sûrs de l’origine de leurs fournitures, ils réclament des certifications internationales ». Même chose chez le spécialiste de fermetures à glissière YKK dont les clients apprécient la traçabilité des produits, des colorants et la forte politique de RSE.

Les exposants de Première Vision Accessories se sentent dès lors en confiance face à cet élan positif, même si leur façon de travailler évolue de plus en plus vers une forme de sur-mesure. « La plupart des acteurs de la filière fonctionne désormais ainsi. C’est à nous de nous adapter à la demande du fabricant, de le guider. Nous devons apporter des solutions », observe Frédéric Barthelemy, le dirigeant d’Action Maille, spécialisé dans la fabrication de bord-côtes et de rubans tricotés. « Nous sommes une boîte à idées pour nos clients et pour y parvenir nous devons développer une politique très poussée de création », avance Olivier Verrièle, le dirigeant de la  Société Choletaise de Fabrication qui propose des lacets, des tire-bottes, des cordons…

Pour ça, il est impératif d’investir dans la création, la R&D et des outils favorisant savoir-faire, réactivité et souplesse. Essentiel aussi : pouvoir proposer des quantités « minimales » et s’adresser à différents marchés. L’Italien Metalbottoni travaille ainsi aussi bien avec le marché du jeanswear, du prêt-à-porter, du luxe, du beachwear et il démarche désormais les marques de sport. « L’idée, c’est d’apporter des solutions à chaque secteur, en s’appuyant sur notre service technique interne qui permet pour chaque problématique une mise au point, des tests et des développements particuliers », explique Antonella Meloni, la responsable marketing.

« Il faut tout le temps innover car le secteur bouge très vite », renchérit Stephanie Carokis, directrice de marques pour WSG Europe qui, par exemple, propose des accessoires qui changent de couleurs en fonction de la température.

« Notre avenir, c’est la fusion de la techno et de l’environnement », assure-t-elle, résumant le point de vue de nombreux exposants du salon.

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