Osamu Saito, consultant indépendant, au salon Maison d’Exceptions

« Il y a 2-3 ans, j’ai été appelé par Kyoto. Nous avons du savoir-faire traditionnel, mais nous ne savons pas comment l’amener vers aujourd’hui. J’ai d’abord proposé de collaborer avec l’Europe parce qu’il est évident qu’il faut sortir de son pays pour avoir d’autres idées. C’est vrai pour le Japon mais aussi pour la France, l’Allemagne, etc.

L’exception, c’est justement la façon de transformer des choses traditionnelles, de les utiliser pour autre chose que ce dont elles sont prévues à l’origine.

Le savoir-faire, c’est notre passé, nos ancêtres, mais aussi comment on peut transformer ce savoir. Il me semble que c’est la seule façon de conserver ; cela s’est confirmé avec mon expérience de Kyoto.

Et je vois ici certains tisseurs japonais qui font des choses bien mais très chères : alors comment peut-on transformer moins cher et de manière plus largement utilisable ? »