On aura tout vu, designers, au salon Maison d’Exceptions 2/2

« Yassen Samouilov : Je pense qu’il n’y a pas d’évolution dans les métiers de la couture sans évolution du savoir-faire. C’est la légitimité de la haute couture.

Livia Stoianova : Ce qui nous importe, ce n’est pas seulement de préserver un savoir-faire mais de le faire évoluer. On est au XXIème siècle, on pense que le rôle du créateur est de faire évoluer son métier. On a la chance de maîtriser de nombreuses techniques. Beaucoup de choses se font chez nous. On peut se dire qu’on a ce luxe d’avoir la liberté de faire ce que l’on veut.

YS : La saison dernière nous avons essayé d’introduire quelque chose de peu fait : la lumière qui pourrait éclairer une partie de broderies faites à la main légèrement translucides. On souhaitait l’aspect lumineux non pas par le phosphore mais par les leds générées par des batteries. Le fait que les piles soient portables permettent une double vie du vêtement, porté aussi bien le jour que la nuit.

LS : Il y a deux saisons, nous avons travaillé avec des ailes de scarabée et c’était étonnant. Cette tradition inconnue en France vient de Thaïlande. On a ainsi travaillé à partir de milliers d’ailes du scarabée Sternocera. On a aussi travaillé les broderies de façon sculpturale en utilisant des plexiglass découpés au laser. Chaque fois, on prend une matière pour qu’elle nous guide et montre un autre savoir-faire.

YS : Son côté atypique, justement. »