On aura tout vu, designers, au salon Maison d’Exceptions 1/2

« Yassen Samouilov :  C’est souvent les matières ou les créations de matière, l’hybridation de matières déjà existantes. Il n’y a pas de limite dans l’idée de la création de matière ou de la transformation de matière.

Livia Stoianova : Nous venons de l’art. C’est très important. On n’a pas une formation mode. On n’a pas les barrières de ce qui est permis ou pas. On a la liberté de prendre la matière, de la défaire pour en créer une autre. Parfois les gens qui viennent de ces métiers, par respect de la matière ou par peur, se sentent empêchés. Pour nous, la destruction fait partie de la construction. On travaille avec l’émotion. L’émotion provoquée passe par la rareté, l’unicité.

YS : C’est très intéressant de parler d’émotion car par la façon dont on travaille les matières on essaie d’aller vers la provocation d’une émotion. Je pense que c’est ce qui caractérise notre travail aussi bien dans le vêtement que dans le bijou. Quand on porte quelque chose, il doit provoquer l’émotion de la personne qui le porte mais aussi de ceux qui le regardent. C’est assez complexe. J’espère que l’on y arrive.

LS : Le regard mais aussi le toucher sont importants. Tout rentre en ligne de compte… »