Liberty chéri

1875 : Arthur Liberty, employé chez Farmer and Rogers, boutique de mode londonienne installée sur Regent Street, décide de voler de ses propres ailes et fonde Liberty & Co. Au 218 de la même rue. Là, il propose à sa clientèle, d’emblée conséquente, bibelots, objets d’art et bien sûr tissus venus d’Asie et plus particulièrement du Japon.
C’est peu après l’ouverture de son magasin qu’Arthur propose sa première version de ce qui deviendra le Liberty : une soie de Mysore importée d’Inde, teinte en Angleterre et imprimée à la main avec des cubes en bois.
En 1904, il rachète une usine spécialisée dans l’impression à la planche sur soie à Merton, en banlieue de Londres, à deux pas des établissements du designer textile William Morris. De cette acquisition naît une fructueuse collaboration avec Thomas Wardle, spécialiste des teintures et impressions officiant par ailleurs pour Morris : ensemble, ils créent des pastels délicats et novateurs inspirés de l’Orient qu’ils nomment « Art Colours » et qui ne tarderont pas à être rebaptisées « Liberty Colours » tant elles s’imposent comme la signature de la maison.
Aujourd’hui, Liberty propose chaque saison de nouvelles collections d’imprimés – inspirés notamment de l’art, ou de la musique – venant enrichir la gamme de motifs classiques, certains puisés bien loin dans les archives, tel le très actuel « Peacock Feather » créé originellement dans les années 1880. Les petites fleurs reconnaissables entre toutes ont par ailleurs revisité le mythique carré Hermès, rhabillé la doublure de la traditionnelle veste Barbour, et se sont même aventurées sur les iconiques baskets Nike.
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Printemps Eté 2010 / courtesy of Liberty
SpringSummer 2013 courtesy of Liberty
Printemps Eté 2013 / courtesy of Liberty
SpringSummer 2013 courtesy of Liberty
Printemps Eté 2013 / courtesy of Liberty