Bilan Manufacturing Overseas

Proposer toujours plus de services pour promouvoir le sourcing lointain. C’est la stratégie adoptée par les entreprises de confection de la zone Asie Pacifique. « Nous avons bien conscience que les consommateurs occidentaux achètent moins de vêtements et que les marques souffrent, mais nous sommes persuadés que celles-ci auront toujours besoin de faire appel à nous car les gens ont besoin de s’habiller », avance Joy Choa, directrice export du confectionneur chinois Jiaxing Glorious Fashion. Chaque exposant expose ses spécificités. Ainsi, sur le stand de Jiaxing Sky Fashion, ce sont des tissus faisant appel à des fibres recyclées à partir de bouteilles en plastique, mais aussi de filets de pêche, qui représentent une valeur ajoutée. Les sous-traitants indiens mettent également en avant leurs matières certifiées éco-responsables (GOTS, BCI…) à l’instar de Boutique International, ou encore de KG Denim. « Nous savons que c’est ce que nos clients des pays européens recherchent et, outre ces certifications, nous faisons de nombreux efforts. Par exemple, nous recyclons 90 % de l’eau que nous consommons pour produire », avance Suresh Kumar, le responsable grand compte de KG Denim.

Autre atout mis en avant : la possibilité de commander des petites quantités pour faire face aux incertitudes de la filière. Là, le Vietnam, venu en force sur cette édition, est convaincu qu’il a une carte à jouer. D’autant plus que l’accord de libre-échange avec l’Europe (EVFTA) est particulièrement intéressant pour les marques de ce continent. « A l’heure actuelle, notre premier marché est les Etats-Unis mais l’Europe, juste derrière, représente un énorme potentiel pour nos exportations », estime Anh Hoang Ngoc, la vice secrétaire générale de la délégation Vietnam Textile and Apparel Industry (VITAS). Elle rappelle par ailleurs que les entreprises de son pays, présentes sur le salon, ont été sélectionnées par le bureau d’audit Veritas, un critère de sérieux supplémentaire. Les contacts pris sont encourageants. « Nous avons rencontré beaucoup de jeunes labels qui se lancent. Cela nous intéresse de les suivre car, demain, ce seront peut-être de grandes marques », avance Thang Nguyen Toan, la dirigeante de Thai Hoa qui travaille principalement la soie et dont le minimum de quantité est de 100 pièces. Jenny Phan, la directrice des ventes de LPTEX, avance les mêmes arguments aux donneurs d’ordre avec, ici aussi, des minimums imposés de 100 pièces.

La Chine, de son côté, continue de miser sur son expertise en matière de fabrication de doudounes et autres pièces en duvet. Goldson fait partie de ces confectionneurs dont les clients sont très haut de gamme, tout comme Shanghai Eutropic. Eux aussi s’adaptent cependant aux nouvelles exigences du marché avec des propositions avec ou sans fourrure, de façon à faire baisser les prix. Pas question pour autant de négliger le style. Le climat des affaires est difficile mais les exposants restent persuadés que la création doit primer sur le prix pour séduire, à nouveau, les consommateurs.

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