Les Best Designs de l’automne-hiver 20/21

Une saison d’automne-hiver qui signe l’envie d’une authenticité dans les dessins, un désir de valoriser le motif, sans tomber dans l’extravagance. La personnalisation est en progression fulgurante : il s’agit de reconnaître l’ADN du dessinateur, qui exprime sa créativité, en gardant une identité à la fois forte et adaptable à la demande du client /marché.

Les harmonies colorées des motifs sont jouées avec subtilité et sans complexité, de plus en plus souvent en bicolores. Une réel engouement pour notre philtre émeraude*  et le rouge ego enflammé*. Les chauds ocrés dérivés des rouges en préférence (brique à lèvres*, tentation carnivore* ) joués avec les roses et le fuchsia purple addict * et rehaussés d’accents vivifiants.

Travaillés majoritairement en all-overs, et avec mesure, en taille moyenne, dessinés en aplats ou à l’aquarelle, les motifs célèbrent la fleur, variée en inspiration, mais aussi des abstraits aléatoires et des évocations animalières.
Le choix est celui de laisser beaucoup de place à l’espace, le fond est important et met en valeur le dessin.

* se réfèrent aux couleurs de Première Vision

Fleurs captivantes

Aquarellées, travaillées en aplats, en superposition ou pas, les fleurs de la saison, dégagent un envoûtement qui est soutenu par les colorisations, toujours travaillées.
Tout en associations de sombres teintés, les floraux exotiques d’hiver sont illuminés de lueurs étranges, et largement espacés, ils virevoltent sur des fonds colorés sombres. Stylisées, serties de noir ou en contraste, d’un vif, ces fleurs sont d’influences indiennes et indonésiennes, empruntent le style du batik et se mélangent parfois à des motifs géométriques. En parallèle, une douceur colorée, avec des rouges, roses et gris pour une ambiance plus champêtre, des petites fleurs et herbiers en all-over.

 

Animaliers mutants

Les animaux continuent d’inspirer les motifs, mais de manière moins connue : si ces cacatoès, oiseaux, singes et animaux domestiques ne se cachent pas dans les feuillages et forêts, ils jouent le camouflage : en effet, les serpents s’hybrident aux papillons, les girafes mutent au zèbre , et même les ailes de papillons prennent des faux-airs de fleurs ou de feuilles. Les surfaces sont très remplies, les imbrications intelligentes et les taches retravaillées et colorisées avec décalage.

 

Abstractions dessinées

Les abstraits aléatoires sont dessinés de manière linéaire, fine, évoquant la strate de bois. Le mouvement est important, et il est créé par des ondulations, soit ininterrompues, soit par des petits motifs qui se suivent en des mouvances de vagues. Petite remontée de l’arabesque, volute à l’élégance séduisante, qui serpente et dessine des abstractions aux courbes épaisses et évocatrices

 

Géométries étudiées

Une géométrie expressive, qui fait l’éloge du fait main : les rayures se font irrégulières, aux contours non lisses.
Les pois se mélangent à des traces organiques, en superpositions ou chevauchements partiels. Les couches ainsi empilées, avec des jeux de plans, clairs sur foncés et accentués de vifs, amènent de la profondeur et du relief aux dessins géométrisés.