Bilan marché février 2019 : Designs

Cette saison, les acheteurs qui se sont rendus sur Première Vision Designs avaient à l’esprit des demandes bien précises. Ainsi, que ce soit chez le danois Fusion CPH, les anglais Amanda Kelly et Jack Jones Design ou encore l’américain Liz Casella, ce sont les dessins tie and dye qui sont arrivés en tête des recherches provenant des stylistes et bureaux de création des marques. « C’est la grosse tendance sur les défilés et tout le monde veut suivre », observent nombre d’exposants.  

 

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Chez Gather No Moss, on avance également l’intérêt pour les dessins aux motifs tropicaux, d’esprit hawaïen. Tout comme chez Bobble. « D’une façon générale, il y a une forte attente sur l’éthique et l’exotique. Cela passe par ces tie and dye, mais cela se traduit aussi par beaucoup de motifs animaliers », observe Dominique Robin, directrice générale du français Robert Vernet.

Face à ces motifs qui évoquent le dépaysement, les floraux restent toujours très présents, des petites fleurs en l’occurrence « très propres, très dessinées et très féminines », traduit-on chez Amanda Kelly où l’on constate que ce sont cependant surtout les coloris qui évoluent le plus pour le printemps-été 2020 : « On ne nous réclame pas des teintes traditionnelles. Ce sont plutôt des couleurs étranges qui se choquent entre elles avec une forte présence de jaunes très lumineux ». Plusieurs exposants notent par ailleurs que le figuratif prend le dessus sur le géométrique.

Les stylistes qui se sont montrés les plus actifs sur le salon travaillent pour le marché nord-américain où évoluent des acteurs aux budgets importants à l’instar de Tommy Hilfiger et de Gap. « Avec l’Europe, c’est plus difficile et notamment avec le Royaume-Uni où les échanges commerciaux sont très incertains, en raison du Brexit », observe Helen Jenkins, responsable des ventes de Bobble.

Même constat pour Jack Jones Design où les clients les plus remarqués étaient américains mais également espagnols « grâce aux volumes réalisés par Inditex ». Là aussi, on s’interroge cependant au sujet du marché britannique et des éventuelles répercussions du Brexit. « Nous n’avons rien organisé car on ne sait pas encore ce qui va se passer. Mais si le libre échange disparaît, il va falloir trouver une solution », confie Lily Rose Dambelli, en charge des ventes pour l’Europe de Jack Jones Design.

Pour autant, la baisse de la consommation d’habillement n’est pas dans les esprits. « Nous sommes les plus en amont du secteur. Nous proposons un décor sur un tissu donc nous ne sommes pas touchés directement par le ralentissement des ventes de vêtements dans les boutiques », observe Dominique Robin (Robert Vernet).

La profession cherche toutefois à s’unir, notamment en France. Pour la première fois, la toute jeune fédération La Trame, destinée à accompagner les designers textiles indépendants de l’Hexagone, disposait d’un stand sur Première Vision Designs. Elle compte déjà une vingtaine d’adhérents, six mois après sa création.

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