Dans les coulisses de l’image Première Vision de l’Automne-Hiver 20-21

Artiste photographe né en Suède, Bertil Nilsson vit aujourd’hui à Londres. Il est notamment célèbre pour son travail sur le corps et ses mouvements qu’il replace dans un univers naturel. Il est à l’origine de l’image AH 20-21 de Première Vision.

Première Vision a choisi l’une de vos images pour sa dernière campagne. Dans quelles conditions l’avez-vous shootée ? Et pour quel message ?

C’est une photographie que j’ai prise dans les îles Canaries avec mon ami Eike, un artiste de cirque. Je n’avais pas en tête de message particulier ou de pensée préconçue sur la signification de ces images. Ce qui est intéressant dans l’art est ce que chaque spectateur apporte à l’image. Selon votre propre histoire, votre état d’esprit et le contexte dans lequel vous la découvrez, vous y projetez votre propre sens. Les meilleurs photographes sont ceux qui invitent à l’interprétation et c’est à cela que j’aspire avec mon travail.

©Bertil Nilsson

©Bertil Nilsson

Votre travail s’intéresse à la fois au corps et à l’environnement. Comment le définissez-vous ?

Je cherche à mettre en lumière des connections émotionnelles et notamment les liens entre le corps et les mondes dans lesquels nous évoluons. Ce sont des thèmes récurrents dans mon travail et je les décline à travers différents média.

Vous avez déjà publié deux livres, Undisclosed en 2011 et Naturally en 2015 et vous réalisez désormais des films. Que vous apporte cette diversité en termes de créativité ?

Je suis intéressé par tellement de choses ! Je cherche toujours à apprendre, à expérimenter. Je ne veux pas me répéter ou me confiner dans un seul medium : film, photographie ou installation. Pour le moment, les films, les images en mouvement m’offrent les challenges les plus intéressants et me permettent d’exploiter les thèmes qui me sont chers. Les gens, par exemple, sont toujours présents dans mon travail.