Arrêt sur image avec Cody Cobb pour l’été 2021

Quand la lumière colore une nature mouvante et majestueuse

Photographe américain né en 1984, Cody Cobb nous montre des images d’une Terre à l’état brut, des paysages naturels vierges de toute présence humaine qui déconcertent, émerveillent, nous font perdre nos repères et notre sens de la perspective.

Pour aborder l’été 21, nous avons choisi de nous arrêter sur ce délicieux visuel de cimes enneigées estivales, façon crème glacée, illustrant la notion de couleur lumière très prégnante cette saison, mais aussi l’idée d’un mouvement lié à ce qui vit, réagit, fluctue, se transforme.

Des sommets neigeux moelleux, réconfortants, semblent distiller une douce lumière interne. L’ambiance est fraiche, sans être froide, juste ce qu’il faut pour équilibrer ce généreux ciel d’azur, ces coulées solaires mielleuses, si suaves et chaudes. Une nature magmatique et finement sucrée, légère quoiqu’imposante, piquée du zest de lumière pure, ultra concentrée, qui vient se loger dans les pastels crémeux. Non figé, le décor existe par la lumière qui s’y pose, le colore, le façonne, définit une ambiance. On embrasse un moment arrêté, un temps suspendu. L’occasion de se poser, délesté de toute contrainte, de tout souci, et de s’ouvrir en grand à ce qui s’offre. Entre pause réflexive et mouvement.

Les couleurs de la saison estivale sont à l’honneur, avec des pâles majestueux, révélateurs de beauté, nourris d’un jaune mangue qui joue le contraste chaud-froid avec le bleu céleste, ce bleu aérien que l’on voudrait toucher. Une ode à la lumière, qui se décline des tendres discrets à l’intense vibratoire, pour nous ramener à ce bleu de ciel essentiel, nommé « terre de ciel » dans notre gamme.

L’artiste se saisit de la photographie comme moyen de s’approprier son environnement, s’inscrire dans le décor immense du monde, questionner la place de l’humain sur la planète. Au hasard de longs vagabondages sans but, transcendé par l’expérience d’une solitude extrême, porté par la transe de l’effort physique répété, prolongé, il rencontre le paysage, le reçoit, se laisse captiver. On sent quelle place il s’est choisi face à la nature : respectueuse, admirative. Cette attention au monde, cette envie d’en prendre soin, fait écho à une forme de conscience partagée qui a métamorphosé les métiers de la mode. Cette dernière se doit d’être aussi durable que formidable, aussi irréprochable qu’imprégnée de merveilleux, comme le cliché de Coby Cobb.

Et si une nouvelle forme d’épure était en train de voir le jour? Ne garder que le merveilleux…

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