L'EVENEMENT MONDIAL DES PROFESSIONNELS DE LA FILIERE MODE | 15-17 septembre 2015
L'EVENEMENT MONDIAL DES PROFESSIONNELS DE LA FILIERE MODE | 15-17 septembre 2015

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Les espaces spécialisés

Maison d'Exceptions

High creativity experimental zone, Hall 6

A chaque édition de février, Première Vision Paris célèbre les métiers d’excellence en installant un espace dédié à la haute création.

L’ambition est de stimuler la création en donnant l’opportunité aux marques et designers de mode – à la recherche de produits uniques et de savoir-faire particuliers – d’entrer en contact avec des ateliers concentrés sur des techniques artisanales traditionnelles ou sur des technologies innovantes.

Cet espace a été entièrement revu pour février 2015.

Une invitation à la différenciation

Avec un accès sur accréditation uniquement, Maison d’Exceptions rassemble des ateliers uniques par leur maîtrise de techniques ancestrales, populaires ou contemporaines. Avec une approche spécifique axée sur la notion d’expertise, cette vitrine des savoir-faire rares complète l’offre des tisseurs ou tricoteurs sélectionnée sur la notion de collection présents sur Première Vision Fabrics. A partir de février 2015, l’espace mettra aussi en valeur des artisans du cuir et de la fourrure et leurs projets sur mesure.

Découvrez à la fin de cette page, la liste complète des ateliers présents sur cet espace en février 2015.

Une double dose de savoir-faire

Maison d’Exceptions prolonge l’expérience du salon et propose une vitrine permanente qui met en lumière les activités de valorisation des métiers d’exception grâce à un magazine en ligne : maisondexceptions.com

Chaque jour, cette plate-forme d’informations unique rassemble, sous le prisme des savoir-faire, les activités des divers acteurs internationaux du secteur de la mode : artisans, producteurs, maisons de luxe, créateurs, institutions, fondations, musées, écoles, artistes, médias…

Rejoignez le cercle international des savoir-faire textiles d’exception.

Voir aussi : Knitwear Solutions / Première Vision Fabrics /Première Vision Accessories

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Voici la liste complète des ateliers présents sur cet espace en février 2015.

 

Liste des exposants

  1. A+Z DESIGN / Méthodes d’ennoblissement artisanales – techniques contemporaines+

    L’atelier situé en Belgique est spécialisé dans le traitement de tous types de polymères et de composites pour l’ennoblissement et le développement d’effets de structures sur les textiles les plus délicats. La recherche est le point fort de A+Z design qui, depuis les premiers développements, associe un chimiste spécialisé en polymères au travail de création du studio. L’atelier hybride tout un alphabet de procédés inventifs qui associent peintures manuelles, transferts ou découpes laser afin d’offrir un service de production sur mesure aux designers de mode ou d’intérieur. Pour la conception de matières et d’associations colorées inattendues, toujours riches de surprises visuelles et tactiles, A+Z Design combine le meilleur de la technologie de pointe et de l’artisanat.

  2. AIDAI / Feutrage de laine – techniques vernaculaires+

    Aidai produit à Bichkek, au Kirghizistan, des feutrages artisanaux conçus par Aidai Asangulova, d’après les pratiques séculaires des nomades kirghizes. Ses productions résultent de la fusion de tissages de soie ou de mousseline, généralement réalisés en Ouzbékistan, avec des fibres de laine, grâce à des techniques de feutrage manuelles. Certaines pièces sont en outre agrémentées de broderies de fils de laine ou de perles. Aidai travaille le feutre depuis qu’elle est enfant, experte textile et enseignante, elle possède une connaissance très approfondie des traditions textiles d’Asie centrale. Sa grand-mère excellait dans la confection de Shyrdaks, des tapis de feutre appliqué, et son père était fabricant de yourtes en feutre de laine qu’utilisent les bergers kirghizes dans les pâturages de haute montagne à la saison estivale. Issue des premières générations d’artistes qui émergent suite à l’époque soviétique – tout au long de laquelle les coutumes locales ont été fortement réprimées – Aidai est aujourd’hui déterminée à contribuer à la conservation et à la relance des traditions textiles de son peuple, et se consacre à leur adaptation créative au sein du monde moderne.

  3. Aissa DIONE / Teinture et tissage artisanaux – techniques vernaculaires+

    En 1992, Aissa Dione, peintre et designer textile, crée la société Aissa Dione Tissus avec pour projet de redéployer la filière textile au Sénégal en combinant l’art et l’industrie, et d’encourager du même coup la pérennisation et le développement de savoir-faire traditionnels en voie de disparition. L’entreprise se concentre sur les procédés mandjaques de transformation du coton pour développer une longue chaîne de valeurs ajoutées sur la matière première de base cultivée localement. Aujourd’hui à Dakar, la compagnie compte une centaine d’employés en grande partie spécialisés dans le tissage, mais aussi dans des disciplines telles que la teinture, la sculpture sur bois, et la broderie. Aissa Dione propose non seulement des gammes de tissage très variées à base de coton enrichi de raphia de viscose, de soie, ou de lurex ; mais aussi une collection purement biologique utilisant uniquement les fibres et teintures naturelles.

  4. AMAIKE TEXTILE INDUSTRY / Tissage mécanique – techniques contemporaines+

    Tissé d’après un fil de polyester ultrafin et presque invisible, Amaike Textile Industry produit le «Super-Organza», le tissu d’habillement le plus fin et léger du monde. Les développements technologiques de ce tisseur s’appuient avant tout sur son propre patrimoine. Depuis 1956, cet atelier japonais, installé à Nanao au Japon, est spécialisé dans le tissage de matières en polyester destinées à une large variété d’usages : la mode, les composants électroniques, l’industrie, le sport ou l’ameublement. En 2006, c’est grâce à son expérience et à la multiplicité de ses savoir-faire, que la société a pu créer le «Super-Organza». Dans ses ateliers, le développement des nouveaux textiles se déroule en tandem entre les artisans les plus compétents et de jeunes ingénieurs véritables sources de vitalité. Leur but commun étant de toujours maintenir le niveau mondial de technologie le plus avancé.

  5. ART DE PAILLE / Marqueterie de paille – techniques ancestrales+

    La marqueterie de paille, au même titre que la marqueterie de bois, connaît un essor en Europe à partir du XVIIe siècle, ces deux arts s’appuient en partie sur des gestes similaires. Voilà plus de quinze ans que Valérie Colas des Francs façonne la paille de seigle pour restaurer meubles et objets en marqueterie. Cette expérience lui vaut d’avoir acquis une parfaite connaissance des diverses qualités et de la pérennité de cette matière noble, simple et adaptable. Composée de nombreux éléments minéraux, la paille capture naturellement la lumière pour la réfléchir de manière surprenante. Facile à teindre, elle est une source inépuisable de fantaisies polychromes. Depuis 2007, Art de Paille dépasse le registre classique de l’application de la paille en mobilier ou en décoration murale pour s’orienter vers les univers de l’accessoire de mode et du bijou, pour lesquels Valérie Colas des Francs espère faire jaillir la personnalité rayonnante de la matière.

  6. Atelier BIZET / Broderie artisanale – techniques ancestrales+

    Un travail spectaculaire des volumes est la vraie marque de fabrique de l’Atelier Bizet qui propose des broderies traditionnelles et inédites pour les maisons de couture et de luxe. De la création du dessin et des échantillons à partir de croquis ou d’une simple idée, à la broderie des modèles, tout est réalisé sur place, à Levallois-Perret, à quelques encablures du centre de Paris. À l’aiguille comme au crochet de Luneville, l’atelier maîtrise diverses techniques de broderies adaptables en fonction des projets et des effets désirés. La réalisation des ouvrages se fait sur cadre ou parfois directement sur le modèle confectionné, avec le même attachement au détail. Capable de prouesses techniques qui brouillent les frontières entre l’art de la broderie et celui de la sculpture, l’Atelier Bizet et son univers raffiné sont une véritable invitation à la beauté. Depuis 2005, au fil des saisons, Corinne Bizet et son équipe brodent avec goût et passion les plus délicates et fragiles histoires de mode.

  7. ATELIER CARACO / Corseterie et confection manuelle – techniques ancestrales+

    Depuis 1988, l’atelier Caraco étudie et réalise des vêtements sur-mesure, historiques ou contemporains pour le théâtre, le cinéma, la danse, les musées ou la Haute Couture parisienne. Assis sur de riches archives, l’atelier est un véritable outil créatif et technique permettant les plus larges applications, allant de la commande d’un modèle d’exception pour un défilé à une reconstitution pour la scène, en passant par la copie fidèle d’un modèle authentique adapté à un corps du XXIe siècle. Corseterie, plissés main, recherche textile en 3D : la multitude des savoir-faire manuels – hérités de l’observation et de l’analyse de costumes d’époque – alliée à la maîtrise des outils actuels au service du prêt-à-porter de luxe, dote l’atelier de méthodes de recherche, de conception et de développements textiles uniques.

  8. ATELIER DYNALE / Méthodes d’ennoblissement artisanales – techniques contemporaines+

    Depuis leur reprise de l’atelier familial, Céline et Alexandre collaborent avec les plus grandes maisons parisiennes de Haute Couture. L’exploitation des techniques traditionnelles (peinture main, impression au cadre plat, dévorage, techniques de dégradé, etc.) trouve un prolongement dans la recherche permanente de nouveaux procédés. Les prestations de l’atelier se déclinent en trois axes : conseil et développement d’échantillons, réalisation de pièces uniques pour la couture et la décoration, et production en petites séries, pour le prêt-à-porter notamment. Dans leur atelier-laboratoire situé à Vanves, aux portes de Paris, leur fièvre gourmande de matières les conduit à innover sans relâche pour offrir à la mode et au monde de la décoration intérieure le souffle de leur créativité. À mi-chemin entre art et artisanat, l’Atelier Dynale maîtrise de rares savoir-faire et revendique une indomptable volonté d’excellence.

  9. Ateliers COURTIN / Gainage et cannage de cuir – techniques ancestrales+

    Les Ateliers Courtin voient le jour en 2011 à Chennai sur la côte sud-orientale de l’Inde et fondent leur réputation sur la parfaite maîtrise du travail artisanal du cuir. En s’appuyant sur les savoir-faire traditionnels et la minutie de la main-d’oeuvre locale, les Ateliers Courtin ont développé une variété de techniques, mises en pratique en interne ou en collaboration avec les ateliers avoisinants. Au-delà des simples techniques de maroquinerie, comme l’écroûtage ou l’embossage, les Ateliers Courtin sont capables de gainer de cuir tout type de surface, de recouvrir tout type de forme à partir de rubans de cuir, de réaliser à la main pompons et galons, et de tisser ou canner tous types de matériaux. La variété des cuirs (agneau, mouton, veau, chèvre, vachette, python, autruche, etc.) et des matières premières nobles ou précieuses telles que les plumes, le bois, l’argent, l’or, les pierreries, en combinaison avec les résines plastiques par exemple, rendent infinie la créativité de ces ateliers.

  10. Cécile FEILCHENFELDT / Tricotage semi-automatique – techniques contemporaines+

    Le savoir-faire de Cécile Feilchenfeldt, c’est d’abord la combinaison de la technique traditionnelle de la maille avec des fibres nouvelles pour créer des effets inattendus et parfois même ludiques. Son jeu favori ? La juxtaposition des couleurs. Forte d’une expérience de costumière et de scénographe – notamment auprès de la Comédie Française à Paris ou de l’Opéra de Zurich – son expressivité passe par une attention accrue à la proportion des volumes et aux mouvements que crée la matière. L’expérimentation est à la base de la créativité de son atelier. Elle laisse avant tout s’exprimer le fil et son travail se nourrit ensuite de la déclinaison et des variations que peuvent susciter l’analyse et l’observation du hasard.

  11. Daniel HENRY TEXTILE DESIGN STUDIO / Méthodes d’ennoblissement artisanales – techniques contemporaines+

    Spécialisé en impression, le travail de Daniel Henry s’appuie principalement sur la maîtrise transversale de techniques d’enduction, de dévorage ou de cloquage. Combinées entre elles ou avec des techniques aussi diverses que la broderie, les teintures shibori, l’aérographe ou l’aiguilletage, il adapte ses recherches aux supports les plus variés : mailles, plissés ou même vêtements confectionnés. Pour Daniel Henry, l’innovation est primordiale. Dans son atelier de Tournai en Belgique, il aime combiner des savoir-faire traditionnels à des technologies actuelles pour créer de nouveaux textiles. Si son univers est minimaliste, raffiné et contemporain, l’approche qu’il propose offre une grande capacité d’adaptation aux multiples styles des Maisons de luxe ou des créateurs de mode.

  12. DESRUES / Parurier – techniques contemporaines +

    Née en 1929 du rachat de la maison Chandelier par Georges Desrues, son apprenti de talent à l’esprit iconoclaste, la Maison Desrues devient le parurier de prédilection des plus grandes maisons de couture de Paris. En 1984, à l’origine du bouton du fameux tailleur Chanel, la maison Desrues est acquise par celui qui est devenu son principal client. Des ateliers de Desrues sortent boutons, ceintures, broches, bijoux, accessoires de chaussures ou de sac. Métal cabossé, résine craquelée, corne gravée, pierres serties, bois sculpté, céramique peinte à la main, galalithe teintée, verre filé, cuir embossé, tissu tressé… : les artisans répondent aux envies les plus fantaisistes des studios. Progressivement, le parurier a enrichi ses savoir-faire traditionnels de structures industrielles avec un motto : «le talent de l’artisan, la puissance de l’industriel» et s’est déployé sur 8000m² à Plailly, dans l’Oise. C’est maintenant plus de 200 artisans, maquettistes, stylistes et techniciens, formés par Desrues, qui mettent au service des maisons de couture leur expertise de la bijouterie fantaisie mais aussi des savoir-faire devenus rares le coulage de verre ou de résine, la teinture de matières variées, l’inclusion de matériaux synthétiques ou organiques.

  13. HIROSE DYEWORKS / Impression textile au pochoir – techniques ancestrales+

    Hirose Dyeworks est un atelier de teinture traditionnelle au pochoir en papier qui prolonge l’esprit artisanal japonais au travers de la création de pièces contemporaines. Toutes les recettes textiles et les divers colorants sont inspirés de l’Edo Komon, un vêtement populaire porté par la classe des samouraïs au cours de la période Edo au Japon. A l’intérieur de l’atelier, l’air est calme et serein. Dans la pénombre d’une petite salle pavée de tatamis, c’est le sens de l’histoire et de la transmission qui transparaît au travers des quelques 4000 pochoirs en papier archivés dans de vieux tiroirs de bois. Chacun d’entre eux est un outil original et irremplaçable. L’impression de chaque nouveau motif est un véritable rituel : le pochoir est placé sur une planche de bois d’une longueur de plus de 7 mètres et de la poudre de riz est appliquée sur le dessus du papier de sorte à faire apparaître sur le tissu les motifs complexes. A partir de là, plus de cinquante étapes se succèdent avant que l’impression ne soit complètement finalisée. Cette technique de teinture se perpétue depuis plus de 400 ans et Hirose Dyeworks espère poursuivre cette tradition encore de nombreuses années.

  14. IL BORGO CASHMERE / Maille, crochet et macramé – techniques vernaculaires+

    L’originalité est la seconde nature de Il Borgo : qu’il s’agisse de tricot-main ou de tricot-machine, de crochet ou de macramé, le travail de cet atelier situé à Borgo San Lorenzo, en Italie, se concentre autour de la recherche permanente de points au moyen d’une large gamme de fils, fins ou épais. Très attachés à la tradition, ils s’efforcent sans cesse de la réinventer, de l’adapter aux styles les plus variés, de la renouveler au travers de l’usage de techniques de pointe ou de mélanges de matières d’origines diverses, telles que la fourrure, le cuir, les plumes ou les chaînes. La maison a été fondée en 1949 et, pour réaliser leurs mailles, gants et accessoires haut de gamme, sont aujourd’hui toujours utilisées les machines à tricoter semi-automatiques qui datent des années 40. Ainsi, forts de leur tradition familiale, ils contribuent aujourd’hui au développement et à la diffusion de savoir-faire qui se sont transmis au fil des générations.

  15. Ilario TARTAGLIA / Tissage artisanal – techniques vernaculaires+

    Né de la volonté de son fondateur, Ilario Tartaglia, de ne pas laisser disparaître le savoir-faire italien du tissage manuel, cet atelier s’est créé à Cartigliano, sur les bords du fleuve Brenta, dans la région de Venise. Fort de son expérience de chercheur et d’enseignant spécialisé dans la culture textile, Ilario a constitué son atelier de métiers artisanaux – spécialement conçus et construits d’après ses propres brevets – pour obtenir des tissus uniques. L’utilisation de matières naturelles, ou l’alliance de la soie à l’or, relient les productions de l’atelier au patrimoine local. Le travail s’effectue sur des métiers à ratières ou Jacquard, et nécessite souvent la combinaison de nombreuses lisses pour réussir à tisser les armures complexes qui font la renommée des arts décoratifs textiles vénitiens : damas, brocarts et velours. Si Ilario conserve un oeil sur les connaissances ancestrales, de l’autre, il regarde l’avenir, l’innovation et la recherche, afin de privilégier le désir de personnalisation et de libre interprétation du textile comme objet d’art, de design et de style.

  16. Janaïna MILHEIRO / Tissage artisanal et travail de la plume – techniques contemporaines+

    Artisan-designer, Janaïna Milheiro propose principalement des soieries artisanales et des tissages de plumes, mais également des dentelles et des broderies inédites. Instaurer le dialogue entre les plumes et le textile, c’est pour elle le moyen d’enrichir le langage créatif de la mode en instaurant un va-et-vient entre les deux sphères dont témoignent les voiles, velours, perlages ou dentelles qui en résultent. Son approche créative se nourrit de la pratique de diverses techniques : broderie, dentelle, couture d’une part et tissage, maille, impression, tressage d’autre part. Les tissus-plumes témoignent de cette vision plurielle du textile.

  17. LIGNEAH / Transformation du bois au laser – techniques contemporaines+

    Ligneah est une entreprise innovante, née du désir commun de Marcello Antonelli, un homme d’affaires et ancien dirigeant d’entreprises textiles, et de sa fille Marta, designer de mode spécialisée dans la création d’accessoires, de proposer une alternative à l’usage du cuir en maroquinerie. La volonté de réduire l’impact des élevages intensifs et de l’industrie de la tannerie sur l’environnement, la capacité à innover et la passion innée pour la mode et le design ont fourni à Marcello et à Martha l’élan nécessaire pour développer une matière inédite qui combine les propriétés traditionnelles du bois à la souplesse du textile. L’étonnant traitement, créé et breveté par Marta et Marcello, consiste à coller de minces feuilles de bois micro-gravées au laser sur une base textile à l’aide d’un adhésif respectueux de l’environnement. Les multiples essences de bois – vernies, naturelles ou colorées – bénéficient ainsi d’une étonnante capacité d’articulation et de souplesse.

  18. Luce COUILLET / Tissage artisanal – techniques contemporaines+

    Dans son atelier de recherche situé à Aubervilliers, Luce Couillet développe à partir de fils et de fibres de toutes natures, des textiles «sur-mesure» destinés à des champs d’application aussi variés que la mode, le sport ou l’architecture d’intérieur. Son outil privilégié est le métier à tisser et sa pratique artisanale du tissage offre une large palette de possibilités d’exploration et d’usage de matériaux et de fibres atypiques, qui demeurent encore difficilement exploitables par l’industrie textile. Pour l’élaboration de ses étoffes, elle s’offre ainsi la liberté d’utiliser tous types de matières, des plus classiques aux plus expérimentales : métaux mélangés à la laine, fibres synthétiques mixées à la soie, chambres à air recyclées tissées avec du mohair, tresses de nylon ligaturées avec de l’inox. Privilégiant mélanges et contrastes, Luce Couillet détourne les caractéristiques de la matière – jouant tour à tour de sa brillance ou de sa matité, de sa finesse ou de son volume – pour composer des tissages hybrides et raffinés, aux touchers souvent inattendus.

  19. MUTO / Tissage semi-automatique – techniques contemporaines+

    C’est à Yamanashi, au pied du Mont Fuji, que sont situés les ateliers de la société japonaise Muto, spécialisée dans la fabrication d’étoffes à partir de fibres naturelles comme la soie, le cachemire, la laine, le coton biologique, le lin ou la ramie. De la filature aux étapes l’ennoblissement, l’atelier tient son originalité de la maîtrise des divers savoir-faire de la filière textile, dont la plus grande partie est appliquée en interne. La mise au point de leurs propres fils particulièrement fins, couplée à l’utilisation de métiers à tisser traditionnels équipés de navettes lentes, confère aux tissus une texture aérée et légère que les métiers modernes, aux rythmes de tissage plus rapides, ne permettent pas d’atteindre. Grâce à un réseau local de sous-traitants, Muto combine également de nombreuses techniques artisanales et industrielles d’aiguilletés, d’impressions (sérigraphie ou jet d’encre), de teintures comme l’Aizome (technique ancestrale japonaise de teinture à l’indigo) ou l’Arimatsu Shibori (technique de tie & dye spécifique à la ville d’Arimatsu). Cette variété de techniques, combinables entre elles, favorise la créativité du processus de conception de Muto.

  20. NISHIYAM / Ushikubi – filature et tissage artisanal de la soie – techniques ancestrales+

    On raconte que les techniques de production de la soierie d’Ushikubi ont été introduites dans le village d’Hakusan au 12ème siècle. Ces techniques se sont transmises depuis 800 ans et, au fil des années, la qualité de ces soieries n’a jamais cessé d’être louée. Aujourd’hui encore, la production repose sur un travail artisanal qui va de la création de la soie au tissage, en passant par la production de fil. L’usage de doupions (cocons filés par deux vers à soie) permet d’obtenir des fils dotés d’une grande élasticité. Distinguée comme Produit d’artisanat traditionnel par le Ministère japonais de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie, la soierie d’Ushikubi est reconnue Patrimoine culturel immatériel par la Préfecture d’Ishikawa.

  21. OKUJUN / Yuki-tsumugi – tissage artisanal de la soie – techniques ancestrales+

    Yuki Tsumugi est un tissu de soie unique, tissé depuis près de deux mille ans dans la ville de Yuki, au Japon. Okujun participe à la préservation de cette technique depuis plus de 100 ans grâce aux relations étroites entretenues avec des tisserands très expérimentés. Chaque dessin original créé se voit ensuite attribué à un artisan particulier. Yuki Tsumugi est élaboré à partir de fils 100 % soie, filés à la main, qui sont ensuite tissés sur le métier chaîne et trame traditionnel japonais appelé «Jibata» ou «Takahata». Ces soieries présentent une texture et un toucher uniques, léger, moelleux et chaud. Cette technique unique est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco.

  22. PARSI / Tissage artisanal de l’abaca – techniques vernaculaires+

    Le savoir-faire de Parsi s’appuie sur le travail de la fibre d’Abaca, endémique des Philippines, et la teinture par réserve pour créer des motifs ikat : deux techniques qui sont à l’origine du tissu T’nalak. Inspiré de cette ancienne tradition de tissage philippin pratiquée par les tribus T’boli, Parsi fonde en 1999 ses propres ateliers de tissage sur l’île de Cebu aux Philippines. Certains tissus sont ensuite ennoblis à Lyon par frappage, calandrage ou enductions métalliques, bénéficiant ainsi du savoir-faire à la française. Chaque pièce est tissée manuellement sur des métiers traditionnels et les fluctuations de couleurs dans le tissage sont inhérentes aux saisons et aux lieux de récolte des fibres naturelles. Ces légères variations offrent à chaque métrage une vibration artisanale et unique. Grâce à l’insertion de cuir, de cuivre, de chrome ou de fils extrudés de bouteilles en plastique recyclées, Parsi contribue non seulement à la sauvegarde du patrimoine philippin et de ses traditions fragilisées, mais renouvelle également l’utilisation traditionnelle des fibres d’Abaca, de Buntal (bananier), de pina (ananas) et de raphia.

  23. Sarah RADULESCU / Frivolité et broderie artisanales – techniques vernaculaires+

    Le travail de Sarah Radulescu naît d’une conversation entre le fil, les broderies et son inspiration. Pendant son enfance au Cameroun, imprégnée par la culture africaine et ses couleurs si riches, elle a appris à broder et à coudre. «C’est dans les pays de l’Europe de l’Est que j’ai découvert avec fascination des pièces d’artisanat brodées avec des techniques anciennes qui ne se pratiquent plus que dans certains villages» déclare-t-elle et dans son atelier de Saint-Mandé, près de Paris, grâce au mélange de diverses techniques qu’elle agrémente de perles ou qu’elle façonne pour construire du volume, les créations de Sarah Radulescu prennent toutes sortes de formes. Animales, végétales ou plus abstraites, tantôt délicates et précieuses, tantôt paradoxalement épaisses et contemporaines. Aujourd’hui, ses créations brodées sont le fruit d’une grande passion et d’une recherche : relier deux mondes – l’ancien et le moderne – tout en protégeant leurs caractères multiculturels et uniques.

  24. SUZUSAN / Shibori – teinture artisanale – techniques ancestrales+

    Le Shibori est une technique traditionnelle japonaise de teinture textile vieille de plus de 400 ans. Certaines parties des surfaces des tissus à teindre sont liées, cousues ou pliées selon des manipulations artisanales complexes et délicates, créant ainsi après teinture, des dégradés et des contrastes de couleurs, ainsi que des motifs ou des plissés tridimensionnels. Avant finition, le tissu passe entre les mains de quatre ou cinq artisans différents. Le processus de fabrication – qui s’appuie sur une chaîne de production rurale – reste quasi inchangé depuis des siècles. Suzusan trouve ses racines à Arimatsu où la famille Murase ennoblit des tissus depuis cinq générations selon la technique traditionnelle du Shibori. La passion et le désir de perfection poussent les membres de cette famille à considérer le Shibori comme leur propre patrimoine culturel qu’il est de leur devoir de perpétuer. Pour enrayer le déclin de cette pratique, Suzusan fait appel à de nouvelles techniques innovantes et développe des créations modernes qui redorent le blason de ce métier artisanal.

  25. TAMIYA RADEN / Tissage artisanal – techniques ancestrales+

    Mise au point en 1977, la technique du tissu Raden (technique d’incrustation assimilable à la marqueterie) découle directement de la culture locale de la région de Tango au Japon. C’est la rencontre féconde entre la nature marine et 300 ans d’histoire liée à la fabrication de tissus de kimono de luxe. Tamiya Raden incruste l’or, l’argent ou la nacre véritable à la surface du papier washi avant de le tailler en fines lamelles qui sont ensuite tramées sur un métier à tisser artisanal. Issues de techniques de fabrications ancestrales, les matières obtenues trouvent aujourd’hui leurs usages au-delà du costume traditionnel japonais et s’appliquent aux vêtements et aux accessoires.

  26. WOVEN STUDIO / Tissage artisanal – techniques contemporaines+

    L’atelier londonien Woven Studio, fondé par Laura Miles en 1997, est spécialisé dans la conception et le tissage artisanal de textiles exclusifs qui résultent de l’entrelacement savant de fibres nobles telles que la soie, la laine, le coton ou le lin. Selon la plus grande tradition anglaise, Woven Studio entremêle la diversité des matières et des coloris avec atypisme. Mohairs grattés, fils rares rapportés du Japon, chaînettes métalliques, rubans ou plumes, l’atelier conçoit avec goût les assemblages les plus complexes et les plus inattendus, renouvelant avec brio la culture classique du tweed. Woven Studio décline ses services et accompagne ses clients, de la conception de collections, au tissage de pièces uniques et de petites productions, en passant par la réalisation d’échantillons.

  27. YUSHISHA / Fujifu – tissage artisanal de la glycine – techniques ancestrales+

    Le Fujifu est un tissu très ancien, au toucher doux et à la brillance discrète, réalisé à partir de fibres de glycine. Yushisha travaille aujourd’hui avec la sagesse des anciens, en utilisant leur technique et leur savoir-faire. Mais ces techniques ancestrales sont également utilisées pour créer de nouveaux produits originaux. Depuis 1880, l’atelier de tissage artisanal Yushisha produit des soieries selon les techniques traditionnelles de la région de Tango. Il y a 30 ans environ – alors qu’elle avait presque disparu – il a redécouvert la technique du Fujifu. Depuis 2010, l’atelier cultive localement la glycine pour replacer le Fujifu dans son environnement naturel. Ce tissu est aujourd’hui considéré comme «bien culturel matériel» au Japon.

 

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