Plus que doux, le chinchilla

Il s’en fallait de peu que ce petit rongeur originaire des Andes ne disparût totalement de la planète. Et c’est grâce à l’élevage que l’espèce survit encore aujourd’hui. Il faut dire que sa fourrure fut remarquée, déjà par les Incas puis les conquistadors espagnols, pour son extraordinaire douceur, due à sa densité très élevée et son poil d’une incroyable finesse : « de chaque follicule sortent cinquante à soixante poils de duvet » explique le directeur de la société hongroise Wanger, spécialiste depuis 1978 et pour la première fois à Première Vision Leather. Sa couleur, gris sombre sur le dos et blanche sur le ventre, fait aussi son charme. « Il existe quatre ou cinq nuances naturelles. Plus la partie centrale est sombre, plus la peau est belle. Mais le chinchilla peut être facilement teint dans toutes sortes de coloris. Environ 80 % de notre production sont colorés » poursuit le responsable.

Elevé dans des fermes en Amérique du Sud, Russie et Hongrie, les peaux font l’objet d’un tannage minéral, en général à l’aluminium, qui rend le poil très persistant et sont d’une grande légèreté, comparées à des espèces concurrentes comme le vison ou le lapin Rex. Mais le cuir est très fin, ce qui en complique considérablement la mise en oeuvre.

« La production mondiale est faible, aux alentours de 300 000 peaux par an, dont la moitié provient de notre entreprise, déclare notre spécialiste. Malgré sa rareté, la demande est stable et son cours se maintient en moyenne aux environs de 80 euros. Les maisons de luxe qui nous l’achètent l’utilisent pour les vêtements et les accessoires ». Comment ne pas craquer pour ce surdou(x)é !

 

2 chinchilla Wanger

© WANGER / PREMIERE VISION LEATHER