Etre producteur de dessins

Il faut avoir une longueur d’avance. Nous sommes attentifs à ce qui se passe lors des défilés, bien sûr, mais nous sommes persuadés que l’inspiration vient de tout… et de rien. C’est une capacité à sentir la brise. On veut surtout que nos clients attendent avec impatience chacune de nos collections. Alors, à nous aussi de rester au top ! Dan s’occupe plutôt des ventes et de l’entreprise. Au début de Cake, toutes ses vacances se passaient à Première Vision, entre Paris et New York. Mais depuis un an, il est là à plein temps ! Moi, je supervise la création. J’ai une réputation d’« expérimenteuse » : j’étais connue pour faire cuire les tricots lorsque j’étais designer maille ! Et puis, dans ma famille, les femmes ont toujours été des créatrices d’entreprise : j’ai assumé mon héritage en lançant Cake ! Nous peignons toujours à la main mais mettons un point d’honneur à développer des versions numériques aussi qualitatives que l’original. Les dessinateurs de Cake doivent maîtriser à part égale leur crayon, leur pinceau et leurs logiciels de PAO. Il faut que nos dessins soient déclencheurs d’une idée, d’une histoire, d’une collection… Notre quotidien est amusant, extrêmement créatif, et il n’y a pas deux jours pareils. Comme dit le dicton (anglais) : if you love your job you’ll never work a day in your life.

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Carol Martyn  et son mari Dan Martyn, de Cake Studios, Première Vision Designs armés de leurs pinceau et crayon.