Etre directeur de production

J1_SK1_2122
Ahmet Ozturk, de la tannerie Yesiller Deri, Première Vision Leather , accompagné de ses trois indispensables outils de communication.

Il faut d’abord écouter les gens.
Cela me semble primordial si je veux arriver à coordonner les services commerciaux, les processus de production, la gestion des Systèmes d’Information, les stocks… Mon métier est intrinsèquement lié à tous les autres. Je suis au coeur de la planification. J’ai une formation d’ingénieur, mais pour moi, communication et relations sont les clés de la réussite. Évidemment cela ne peut pas se faire sur des horaires de bureau. C’est du 24h/24, 7 jours sur 7. Oui, l’entreprise est partie intégrante de ma vie. Je me souviens de m’être réveillé une nuit, à 2 heures du matin, avec une idée, et d’avoir couru à la tannerie pour la tester !
Mais j’ai un secret : la patience. C’est elle qui permet de prendre du recul, de changer de point de vue pour évaluer différemment les événements. Et aborder plus sereinement les évolutions du métier : il y a dix ans, on produisait 5 couleurs principales ; aujourd’hui, nous en proposons plus de 1 500… Sacré bond en avant, non ? Les attentes sont énormes. Je me souviens d’un client qui a envoyé 5 experts pour contrôler le rendu final de la couleur commandée… pour la fabrication de quelques vestes. Il faut garder le cap, et c’est le directeur de production qui est en charge de la navigation.