Être Directeur technique

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Walter Casarin, de Geo Broderie, Première Vision Manufacturing,  avec sa broderie préférée cette saison.

Avant, je réparais les machines à broder.
Il y a 15 ans, j’ai décidé de passer « de l’autre côté du miroir ». En supervisant à la fois la partie technique et l’aspect créatif, je suis une idée (qui part d’Italie) jusqu’à son développement (en Tunisie). Je relaie auprès des stylistes notre veille technologique et mon passé de technicien me rend mieux à même de transposer à l’échelle industrielle les idées de broderie. Dans ce métier, le plus difficile, c’est de comprendre la demande du client. Mais le plus gratifiant, c’est lorsque celui-ci est enchanté du résultat ! Comme lorsque cette maison de couture italienne m’a envoyé des photos d’un de ses défilés en me disant « regarde tes broderies ». C’est formidable de se sentir complice de leur succès. Et quand les pièces, en plus, se vendent bien, c’est le must ! Je me souviens d’un autre défilé, pour lequel la commande de pantalons semblait absolument inenvisageable. Et pourtant… on a mis les bouchées doubles, on a travaillé les week-end, on a réalisé l’impossible.
Dans nos métiers, travailler sereinement est une gageure : le stress, c’est le quotidien. Au jour le jour, je suis très exigeant, sans doute trop perfectionniste. Je cherche à obtenir une qualité optimale dans le minimum de temps de production… comme mes clients.