Compte-rendu des conférences de septembre 2015

Deux séminaires autour des nouveaux challenges du sourcing international, rassemblant des acteurs majeurs du sourcing mondial, ont eu lieu pendant le salon de septembre 2015.

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The Speed of Trust

Un séminaire sourcing dédié aux effets de la confiance sur la chaîne d’approvisionnement et sur les partenaires commerciaux.

Mr. Deniz Thiede – CEO Atics Gmbh, Matrix Sourcing Group / Mr. Peter Rinnebach – Manager, Kurt Salmon / Mrs Dhyana van der Pols – CEO Nash international BV

 

 

The Future of selling: 3D Sampling and Virtual Showrooms

Est-il possible de visualiser le produit sous toutes ses coutures sans échantillon ? Le premier showroom visuel dédié au commerce de gros sans échantillon physique a ouvert ses portes.

Matthijs Crietee – Secrétaire Général IAF, the International Apparel Federation / Peter Werminghaus – Directeur Général de BTI Gesellschaft für Beratung, Transfer, Innovation mbH / Mrs Dhyana van der Pols – CEO Nash international BV

 

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Le sourcing international : élément clé pour la compétitivité des entreprises de mode

Vers quels pays les marques et les détaillants vont-ils se tourner pour leur sourcing de demain ?
Quels sont les éléments et les technologies qui peuvent changer la distribution et, qui aident les marques à éviter le gaspillage pendant la phase de production ?
Ces questions ont été abordées lors des deux conférences menées sur le salon The Sourcing Connection Première Vision.

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 Où allons-nous sourcer demain ?

En plus de la Chine, de la Turquie et du Pakistan, de nouvelles destinations s’ouvrent au sourcing, à commencer par le Bangladesh, le Vietnam, l’Inde et Myanmar.
En parallèle de ces pays asiatiques, il faut noter que l’influence des pays d’Afrique sub-saharienne évolue significativement (l’Ethiopie en tête).
Pour l’instant, ce sont encore des industries naissantes, avec des productions limitées aux produits les plus basiques. Cependant, ces pays (l’Uganda, le Kenya et la Tanzanie) pourraient dans le futur devenir des clients intéressants pour les entreprises occidentales spécialisées dans la mode.

Le commerce de détail se prépare pour les « Millennials »

Des changements majeurs apparaissent dans le domaine du commerce de détail, car les technologies de l’information offrent des outils toujours plus perfectionnés pour les entreprises de mode et leurs clients. Comme Dhyana van der Pols, spécialiste de la production mode global, du sourcing et de la chaîne d’approvisionnement l’explique, l’industrie de la mode est confrontée à une nouvelle clientèle ultra connectée et doit se préparer à l’arrivée des « Millennials », qui formeront d’ici à 2015 la part la plus importante des consommateurs.

Le grand magasin Britannique House of Fraser a, par exemple, décidé de  s’éloigner de l’archétype traditionnel de  magasins, lui préférant les petites unités de 10m² agencée autour d’écrans qui permettent aux clients de faire leur propre choix et de se faire livrer les articles où ils le souhaitent. De plus, ils ont introduit des « miroirs magiques », qui vont permettre aux clients d’essayer des vêtements sans devoir se dévêtir.

Pour éviter le gaspillage et augmenter les marges lors du processus de production, les entreprises peuvent aujourd’hui utiliser la technologie 3D pour le design et les prototypes, ce qui limite les coûts. Comme le label américain Tommy Hilfiger, qui a récemment révolutionné sa manière de travailler avec le lancement de son showroom connecté. Les entreprises peuvent désormais évaluer l’opinion de leur panel de consommateurs sur une collection avant même qu’elle ne soit lancée en notant chaque article à distance en se basant sur des échantillons 3D. La technologie est également importante, pour la stratégie de ventes, car elle permet d’expliquer aux consommateurs l’histoire des vêtements en utilisant des étiquettes connectées.

Cette transparence permet aux consommateurs, qui sont de plus en plus sensibles au respect de l’éthique et des standards de développement durables des principaux fabricants de vêtements hors Europe, de savoir exactement où l’article a été réalisé, par qui et dans quelle usine.  Connaître des informations sur le processus de fabrication, c’est mettre en confiance les consommateurs et assurer leur loyauté.