Approchez-vous, car il faut toucher pour y croire

Albarello photo : Federico Albarello

Au fil des croisements entre modes casual et chic, sportive et urbaine, les tissus, les cuirs et les accessoires se font de plus en plus surprenants. Ils dévoilent au toucher des sensations inattendues. Chez Metal Bottoni (Accessories), à l’oeil c’est laqué, au toucher c’est gommeux. Leurs dernières créations en laiton s’élaborent en trois phases – vernis, enduction, polissage – pour obtenir, dans un seul accessoire, un visuel raffi né et un confort d’usage très sportswear. Les mains gommeuses font la une aussi chez Federico Albarello (Leather). Ses nappes en anguille délaissent l’habituelle texture glissante en faveur d’un aspect mat parfois métallisé, et les irrégularités de ses galuchats (cuirs de peaux de poissons) deviennent autant de motifs graphiques. Poids, visuels, touchers : Faisa (Fabrics) joue avec les sens. Ce qu’on touche n’est pas ce qu’on voit. Et vice versa. Grâce à une série de lavages assurant look délavé et assouplissement, ses macro tissages indigo gagnent en légèreté et se font crémeux. Et ses jacquards en coton ultrafin prennent du volume avec de grands dessins placés.